Dimanche soir Djenni voulait que j'y fasse un article sur le Giro...
Mais pas le temps ! Alors ce matin en Philo' vu que j'avais rien à faire (lol).
Je me suis plongé dans mes souvenirs. De ce que j'ai pensé avant, pendant et après ce Giro di Italia 2005. Pour en sortir ça :
AVANT : Basso est le mieux préparé. IL a tout reconnu, il est à mes yeux imbattable. Tout le monde attend Cunego, pas moi. Par contre je me méfis de Gibo Simoni et doute de la forme de Savoldelli qui sort de deux saisons galère à la T.Mobile.
PENDANT : Ivan démarre bien, parfaitement même il porte le maillot rose de leader. La logique et le succès sont en marche. Puis un sale dimanche en rentrant chez moi j'allume le PC et voie, mais n'y crois pas, qu'il a pris 40 minutes dans la tête en une après-midi. Et perdu le Giro... Ivan remportera par la suite le Contre-la-montre et la plus grosse étape de montagne, quel gâchis !
APRES : Savoldelli a gagné devant Simoni. Cunego fut ridicule et Basso me laissa plein d'amertume et... d'espoirs pour gagner le Tour, du moins derrière Armstrong.
ANALYSE : L'état d'esprit d'un leader rejaillit toujours sur son équipe. Savoldelli qui gagne, c'est comme un message adressé par Lance au reste du monde du vélo. Son équipe est là, plus forte que jamais. En même temps Popovych gagne le Tour de Catalogne. Popovych et Savoldelli, aspirés en amont par une spirale de la victoire et forcément exonérés d'une forme de pression. Un doute les aurait « bloqués ». Les deux coureurs sont incapables de se suppléer par anticipation à leur gigantesque patron, et l'idée d'un échec en juillet aurait compliqué leur propre tâche en mai. C'est sur de tels petits mécanismes invisibles, proches de l'irrationnel, que j'explique l'énorme défaillances de notre Ivan, qui a abandonné son maillot rose du Giro à Paolo Savoldelli, le coureur le plus « libres » dans sa tête. Officiellement, Ivan a pris « un éclat », 40 minutes perdues dans la quatorzième étape en raison de problèmes gastriques, mais ma conviction personnelle est qu'il a encore du mal à se mettre dans la peau d'un vainqueur d'un grand Tour, comme si le psychisme avait fini par détraquer l'estomac. L'ampleur de la tâche, à savoir gagner le Giro et se positionner ainsi en adversaire numéro un de l'Américain, lui a déglingué la tête, laquelle c'est chargé des tripes. Ce télescopage du, physique et du psychique est souvent le principal ennemi du coureur, et c'est parmi ceux qui y sont le moins sujets qu'il faut voir le prochain vainqueur du Tour...
P.S.: Comme quoi la Philo' ça peut inspirer ! Dans cette article j'ai essayer de faire comme si j'été neutre. Je pense qu'Ivan va grandir... Il sacrifiera le Giro pour avoir, enfin, le maillot jaune lors de l'été 2006 où je l'attendrai à l'arrivée. Avec Djenni ?
Nicolas